La Danse historique est une discipline de danse à part entière, reconnue par la Fédération française de Danse depuis 2012.
Cette reconnaissance lui permet de structurer et de décliner une démarche culturelle et sportive sur tout le territoire. Le Championnat de France de Danse historique est un parfait exemple de cette démarche qualité.
En voici quelques repères historiques ainsi que les descriptifs de certains de ses limites et atouts.
Quelques repères historiques
La Danse historique regroupe tous les courants de danses depuis le Moyen-Âge jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
En effet, cette discipline se base sur les descriptions écrites des maîtres à danse, la première connue et identifiée étant l’Orchésographie de Thoinot Arbeau, privilège daté du 22 novembre 1589. Les courants représentés sont :
- la danse médiévale,
- la danse renaissance,
- la danse baroque,
- la danse Ier Empire,
- la danse Restauration,
- la danse Second Empire,
- la danse IIIe République,
- la danse Belle Epoque,
- la danse 1910,
- la danse Années folles,
- la danse 1940-1945.
A l’exception des danses baroque, Ier Empire et Restauration, toutes les courants de la Danse historique ont été pratiqués par toutes les classes sociales, de la plus humble à la plus dominante. Le XIXe siècle demeure cependant le véritable creuset de la démocratisation de la danse et de l’apparition du bal public tel que nous le connaissons ou l’imaginons aujourd’hui.
Intérêts de la Danse historique
La Danse historique présente de nombreux intérêts pour les aniateurs et professeurs de danse désireux de l'inclure à leur programme :
- assurer des bases solides et pratiques sur les origines de la danse,
- balayer les idées reçues sur la Danse historique,
- offrir la possibilité aux animateurs en danse de motiver des publics différents de ceux déjà conquis,
- donner les clefs d’utilisation pour animer ou préparer un spectacle,
- donner l’occasion de danser et d’appréhender la danse autrement,
- rendre au bal sa place centrale au sein de la danse.
Les atouts
La Danse historique regroupe de multiples atouts :
- un attrait culturel croissant dans toutes les régions de France, où les groupes se multiplient de manière anarchique sans véritable cursus ni structure encadrante,
- la découverte de la Danse historique s’accompagne généralement d’un certain émerveillement, d’une surprise heureuse de participer à des danses très vives loin de l’image surannée et poussiéreuse que l’inconscient collectif véhicule,
- les Danses historiques sont souvent plus simples d’appréhension que les autres danses pour des cavaliers décomplexés de fonctionner en mouvement de groupe en pas marchés,
- la Danse historique profite également du très fort imaginaire féminin pour les bals,
- l’utilisation des costumes et la magie des lieux permettent à la fois un action participative et la contemplation d’un spectacle,
- la Danse historique se décline sous toutes les formes :
- danse d’animation,
- danse de spectacle,
- danse de bal,
- danse de tous niveaux (de très simple à très avancé),
- et dans toutes les formations
- collectives,
- couple,
- solo,
- un danseur ayant de 1 à 3 dames.
- les danses sont souvent ludiques et conviviales,
- la Danse historique permet aussi des danses douces assurant le maintien de la condition physique et le travail de la coordination collective.
Les limites actuelles
La pratique de la Danse historique reste discrète et véhiculée par connaissance.
De nombreux projets de développement sont en cours de déploiement, comme une déclinaison en championnats départementaux, la constitution d'un corps arbitral ou la diffusion des chorégraphies reconstituées.